© Alexis Fogel

Benjamin Fogel a 37 ans. Cofondateur des éditions Playlist Society – essais culturels sur le cinéma, la musique et la littérature –, il est l’auteur d’un récit sur les errances d’une des figures phares du mouvement punk en Angleterre : Le renoncement de Howard Devoto, Le mot et le reste en 2015, et d’un essai sur Michael Gira, personnalité iconoclaste de la musique contemporaine.

La Transparence selon Irina (Rivages) est son premier roman. Un premier roman visionnaire, car La Transparence selon Irina imagine « un gigantesque réseau social qui régit la vie et les relations entre les êtres ».

« Une critique de la société de contrôle… Il y a des romans rares, précieux, qui donnent l’impression que la réalité copie la fiction. Ce sentiment est encore plus étrange quand le livre en question se passe dans un avenir proche, la fin des années 2050 en l’occurrence » Les Inrockuptibles

Son 2e roman, Le silence selon Manon, sort le 7 avril 2021. « Dans les années 2025, le monde occidental se caractérise par une montée de l’agressivité sur les réseaux sociaux et en particulier des cas de cyber harcèlement, au point qu’une unité spéciale de la police, dirigée par le commissaire Sébastien Mille, a dû être mise en place. Sébastien Mille s’intéresse de près aux manœuvres des groupes masculinistes en France. L’Amérique du Nord avait déjà connu dans les années 2010 des attentats dont les auteurs se réclamaient du mouvement « incel » (pour involuntary celibate) autrement dit des célibataires forcés qui conçoivent une haine des femmes et de la société contemporaine qu’ils jugent trop favorable au féminisme.

A travers ce polar aux personnages ambigus et pervers qu’on croirait sortis de l’univers de Patricia Highsmith, Benjamin Fogel poursuit son exploration de notre cyber monde. Le crime n’a plus lieu dans les ruelles sordides des villes ou dans les caves des banlieues, il rode sur la Toile de manière d’autant plus insidieuse que ses auteurs savent être furtifs. »

A lire absolument !