Pascal Dessaint partage sa vie entre le nord de la France où il est né en 1964 et Toulouse où il vit aujourd’hui, deux univers qui nourrissent son inspiration. Ses romans ont été récompensés par plusieurs prix importants dont le Grand Prix de la littérature policière, le Grand Prix du roman noir français, le Prix Mystère de la Critique et le Prix Jean-Amila Meckert.

En 1999, il publie Du bruit sous le silence, premier polar dont l’action se déroule dans le monde du rugby. Depuis Mourir n’est peut-être pas la pire des choses (2003), tous ses livres sont sous le signe de la nature malmenée. Il évoque la catastrophe AZF de Toulouse dans Loin des humains (2005) et le scandale Metaleurop dans Les derniers jours d’un homme (2010).

Ici le roman noir nous parle des gens ordinaires, aux prises avec une société qui avance telle un rouleau compresseur, écrasant sur son passage les hommes et la nature. Dans son livre, Un homme doit mourir, Pascal Dessaint nous rappelle que notre indifférence nous conduit à la catastrophe. Proche des gens autant que de la nature, c’est un auteur d’une grande générosité, qui, sans nous donner de leçon, nous interpelle sur l’avenir d’un monde pour lequel il devient urgent de se mobiliser.

« Le roman noir surtout s’interroge sur le monde qui va mal et restitue une forme de peur. Et la nature, oui, est un thème récurrent. Les tragédies industrielles, le réchauffement climatique, la misère humaine qui en résulte, l’appauvrissement de notre monde… Le polar, c’est un regard porté sur le désastre et la nécessité de témoigner et de s’indigner, c’est une littérature critique et responsable. » Pascal Dessaint.

Son dernier livre, L’horizon qui nous manque, nous le confirme, avec un grand talent.

« Pascal Dessaint n’a pas son pareil pour dessiner les destins du petit peuple, les trajectoires tragiques de ceux qui n’ont pas grand-chose et qui bientôt n’auront plus rien. L’Horizon qui nous manque est d’une profonde justesse et d’une grande humanité. »
Christophe Laurent/Corse Matin