(Photo : © Nicolas Seurot)

Gildas Guyot est né en 1976 à Bar-Le-Duc. Il vit aujourd’hui à Bordeaux. Depuis quinze ans, son métier consiste à traduire des concepts en images. Aujourd’hui, il éprouve la nécessité de parcourir le chemin inverse et de mettre en mots des fictions avec la même rigueur et le souci permanent du détail.

« Premier roman de Gildas Guyot, Le goût de la viande est d’abord une écriture ; riche, imagée, et pourtant aussi parfois clinique tant le regard de Hyacinthe, narrateur de sa propre histoire, tant à parfois vouloir garder une certaine distance avec ses actes. C’est aussi, bien entendu, une histoire. Elle est cruelle, dérangeante, obsédante et pourtant pas dénuée non plus d’un soupçon d’humour noir, très noir, qui, là encore, permet d’instaurer une certaine distance et, peut-être, de rendre l’ensemble un peu moins pesant en le faisant basculer par moments dans un quasi burlesque.

On se demande en abordant ce roman si l’auteur saura tenir la distance et pourra donc entrainer à sa suite son lecteur. Gildas Guyot y arrive au prix certainement d’un très gros travail d’écriture par lequel il arrive à offrir une histoire riche, pour ne pas dire roborative, mais toutefois pas écœurante. Et, vu la tendance de Hyacinthe a toujours malmener son corps et, partant, ceux qui l’entourent. C’est que derrière ce roman très organique se révèle peu à peu un fond particulièrement intéressant.

La vie de Hyacinthe Kergourlé, en fin de compte, c’est celle de quelqu’un qui se sentira toujours coupable d’avoir survécu et qui mettra tout en œuvre pour croquer à pleines dents une vie dont il estime peut-être qu’il ne mérite pas, en prenant bien soin de se détester et de se rendre détestable.
Il y a dans tout cela, forme comme fond, de quoi remuer le lecteur. C’est souvent inconfortable, jalonné de belles trouvailles d’écriture et en fin de compte positivement étonnant. » (Encore du Noir !)

« C’est un beau roman – impressionnant lorsqu’on sait que c’est son premier. Il touche au cœur de l’homme, c’est-à-dire : de la chair et du sang, et un brin de ce qu’on appelle l’âme. Démontre une fois encore qu’il n’y a pas de vainqueurs dans une guerre : pour celui qui l’a vécue, quel que soit son camp, l’avenir sera toujours derrière lui. » Marcus Malte, écrivain.