La deuxième édition du festival Polar, Vin et Compagnie de Millau aura lieu cette année en juin.

Entre les autres festivals et les événements locaux, nous avons décidé de poser nos valises au temps des cerises. Nous allons donc tenter de vous surprendre avant l’été, en pleins rêves de vacances, et pour le temps d’un week-end vous emmener en voyage dans le monde du polar, qu’il soit pour la jeunesse ou pour les adultes.

Mais pourquoi le polar me direz-vous ? Est-ce bien sérieux ? Oui, le polar est terriblement sérieux, même quand il est drôle. Car ce qu’il décrit minutieusement, ce qu’il sculpte mot après mot, crime après crime, énigme après énigme, constitue la quintessence de notre humanité, intime et collective.

Car que fait un auteur de polar ? Il voyage au plus profond de nos âmes et nous en rapporte de sombres histoires lumineuses. Comme le dit Jean-Bernard Pouy, « le roman noir se doit par essence de ne pas être rose, c’est la moindre des choses. » Et parce qu’il parle des gens, des perdants d’une société dans laquelle tout est comptabilisé, il dénonce la violence sociale quotidienne.

« Le noir me parle d’un monde en crise dans lequel nous vivons. Il m’offre des clés de compréhension. Il m’aide à y voir plus clair, à y débusquer les peurs et les colères et à les décortiquer. Ses histoires fortes me procurent le sentiment inouï de ne pas être le seul à bouillonner de l’intérieur, à me révolter contre les injustices et les dégâts causés par les sociétés humaines. (…) Il me nourrit. Il m’enrichit. Il me fait sourire, parfois. Pleurer aussi. Il me parle des gens. Il m’aide à redéfinir ma place au milieu d’eux. Il participe enfin d’un modeste, mais génial projet d’autonomie individuelle et collective (…) : il me rend libre. » Nous dit si bien Marc Villard.

Projet ambitieux, certes, et c’est pourquoi cette année encore, nous vous proposerons des tables rondes, conférences sur des thèmes de société, scène de crime… et rencontre avec les vignerons, sans lesquels il manquerait un petit air de fête à ce week-end qui s’annonce passionnant. Sans se prendre au sérieux, éclats de vie et éclats de rire mêlés, car « le polar comme le rire est une arme non seulement contre la sottise, mais aussi contre la censure et le terrorisme intellectuel. C’est la voix des sans-voix, l’arme des désarmés. »

Bon festival à tous !

L’équipe de CAP Sud Aveyron